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Voyage avorté

J’ai hésité à écrire un article à ce sujet, mais finalement voici quelques infos concernant mon retour à la maison au bout de … 4 jours.

Je remercie chaleureusement  le chauffard m’ayant envoyé dans le fossé sur une route perdue du Pays Basque. Sans lui, je n’aurais jamais connu le bonheur de rouler avec une entorse au genou, ni celui d’un rapatriement sanitaire dans une ambulance…Malheureusement, je n’ai pas pu le remercier comme il se doit, il avait visiblement mieux à faire que de s’arrêter prendre de mes nouvelles…

Plus sérieusement, grand merci à JC (et sa maman) pour m’avoir aidé à gérer la situation. La balade aux Urgences, le repas chaud et le lit douillet ont été fort appréciables.

Quant à la question de savoir si je compte repartir, c’est une évidence. Ce même projet de voyage ? Peut-être, mais d’autres m’ont également trotté dans la tête…affaire à suivre.

Départ imminent

Le départ était prévu entre le 13 et le 15 juin, il se fera finalement le 15 en début d’après-midi, avec une première étape de mise en jambes jusqu’à Saint-Palais (50km), avant de rejoindre d’ici vendredi soir l’ami JC dans ses collines sombrunesques pour une brève mais fort sympathique escale. Ensuite, et bien les kilomètres défileront, tout comme les paysages aussi variés que prometteurs à travers la France, l’Allemagne, la République Tchèque, la Pologne, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie…avant de conclure à Helsinki ou à Stockholm par une liaison en ferry.

J’embarquerai donc dans cette nouvelle aventure avec mon fidèle compagnon quelque peu chargé puisque hormis son moteur bipède, il devra (su)porter deux sacoches avant, deux sacoches arrière, une sacoche guidon, une sacoche cadre, et sur le porte bagages une tente, un sac de couchage et un matelas autogonflant. Entre 25 et 30kg qui devront me suffire pour les 3 prochains mois.

A ce propos, c’est toujours un moment très particulier de préparer les bagages, une sorte de prémice au voyage…la répartition des affaires dans les sacoches, la pesée au fur et à mesure pour que tout soit équilibré, s’assurer de ne rien oublier (tout en sachant qu’il y aura forcément au cours du voyage un “ah ben zut alors, je croyais l’avoir pris”), vérifier et revérifier que le pot de nutella est bien là…autant d’étapes primordiales avant le départ.

En ce qui concerne l’itinéraire, il a été travaillé pour arriver à quelque chose ressemblant théoriquement à ça :

Je dis bien théoriquement, vu que les aléas de la route et quelques improvisations pourront le modifier de manière parfois inattendue. Et c’est aussi là que se trouve le charme d’une telle aventure.

Pas de Russie finalement, le problème des visas est trop compliqué à gérer et je n’ai pas spécialement envie de m’embarquer dans diverses galères administratives. J’en ai déjà suffisamment en France. Dosvidania Moscou !!! Päivää Helsinki !!!. Mais avant de fouler le sol finlandais, il me faudra traverser quelques contrées connues, méconnues voire inconnues.


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D’abord, la France. Ce si beau pays dont je connais si peu de choses et qui mérite tant d’être découvert. Longer les Pyrénées basques et béarnaises, venir faire un p’tit coucou à JC :p, remonter vers les gorges du Tarn, partir direction le pays cévenol et enchainer par l’Auvergne et ses volcans endormis, suivre le canal du Nivernais aux environs d’Auxerre (merci au reportage Des Racines et des Ailes d’il y a quelques semaines) et finalement attraper la Paneuropa Radweg à hauteur de Saint-Dizier en la suivant jusqu’à Strasbourg. Environ 1700 kilomètres où se mêleront massifs montagneux, campagne provinciale, réserves naturelles et voies vertes. Un bon échauffement pour la suite.

Passage en Allemagne. Après avoir découvert les parties méridionales de Bavière et du Bade-Wurtemberg lors du précédent voyage, je prévois de passer un peu plus au nord, en suivant le tracé de la Paneuropa jusqu’à la frontière tchèque. De Karlsruhe à Eslarn, c’est au fil de 700 kilomètres chargés d’histoire que je découvrirai le Rhin montagneux, les vignobles romains, la vallée du Neckar, la “Toscane souabe”, Nuremberg, les châteaux médiévaux du Palatinat, et tant d’autres choses dont je ne soupçonne pas encore l’existence.

La République Tchèque succèdera alors aux paysages germaniques et j’abandonnerai la Paneuropa pour découvrir le pays plus en profondeur. Si l’on en croit les expériences des cyclos, chaque recoin de ce petit pays mérite d’être visité, depuis ses plus grandes villes jusqu’à ses patelins plus reculés. Prague, la Bohème, la Moravie seront des passages obligés…sans oublier Plzeň et sa brasserie mondialement réputée :p. Pas d’itinéraire prévu pour le moment, mais je sais que j’entrerai dans le pays par le sud-ouest et que j’en sortirai par la frontière polonaise au nord-est…et au milieu, ben j’irai probablement où mon vélo me guidera.

Place à la Pologne. Typiquement le pays dont je ne sais absolument rien d’autre que ce que je peux lire ici et là. Monnaie différente, langue différente, alphabet différent, culture différente, ca rappelle énormément la déroutante Hongrie, mais avec une richesse écologique insoupçonnée. Bref, un lieu plein de promesses pour qui veut bien le découvrir. Les montagnes du Tatras, la vingtaine de parcs nationaux protégés, les grands lacs de Mazurie, les marécages de Bierbza, une grande partie du territoire polonais semble être un hommage à une nature encore sauvage et envoutante. En ce qui concerne le parcours, il débutera au sud-est par la Petite Pologne (Auschwitz, Cracovie, les Tatras) puis par les Basses-Carpates le long de la frontière slovaque. S’en suivra alors une remontée vers la Mazurie et la Podlachie au nord avec ses immenses forêts abritant lynx, loups, bisons et élans, et ses vastes marécages peuplés de milliers d’espèces florales et animales. Au milieu, la Mazovie donnée comme monotone en raison de ses paysages plats et agricoles, mais passage obligé pour gagner la partie septentrionale du pays.

Au tour des Pays Baltes à présent. Les capitales Vilnius, Riga et Tallinn seront bien évidemment à visiter, mais au delà de ces grandes villes, de nombreuses choses sont à découvrir. Les grands espaces lituaniens, les plages si prisées de Lettonie, les châteaux et sites médiévaux d’Estonie, une même région, mais des richesses différentes à bien des égards. Sans oublier bien entendu les îles de Saaremaa et Hiiumaa au large de la côte estonienne.

Le passage en Finlande se fera alors tout naturellement, des ferries ralliant régulièrement Tallinn et Helsinki. Et après ? Aucune idée, déjà arriver là sera fantastique. La suite s’écrira au fur et à mesure.

Artzamendi 1 – Gidebo 0

Les premiers jours de l’été sont arrivés, même si le temps couvert et un ciel voilé évoquent plutôt les fraiches journées printanières. Dommage pour les touristes amateurs de cramage intégral sur les plages, mais tant mieux pour moi qui comptais sur des températures clémentes pour affronter l’Artzamendi, ce pic dominant la vallée d’Itxassou du haut de ses 926m.

Pour rejoindre cette ascension, donnée comme une des plus éprouvantes dans la région, j’embarque sur mon fidèle vélo en début de matinée, direction le chemin de halage remontant la Nive jusqu’à Ustaritz. Cette promenade permet de se mettre en jambes, sans forcer, sur une dizaine de kilomètres, et de quitter la ville pour gagner peu à peu la campagne basque. Habituellement très fréquentée, cette voie verte est presque déserte, tout juste quelques poules et canards se baladant aux alentours de leur ferme, et un grand milan noir planant silencieusement dans les nuages.

Arrivé dans le grand village d’Ustaritz, je m’engage sur la route traçant vers Cambo, découvrant pour la première fois la silhouette sombre et imposante de l’Artzamendi. Une chose est certaine…je suis encore très bas…et le sommet est toujours aussi haut.

Une vingtaine de kilomètres est passée quand je quitte la route principale pour rejoindre Itxassou et le chemin creusé dans la roche menant au Pas de Roland, point de départ de l’ascension. Je suis actuellement à 40m, au niveau de la Nive. Il me faut grimper près de 900m en 10 kilomètres…ce qui pourrait être faisable sans trop de difficultés, si la pente était régulière. Ce serait bien trop simple.

La montée démarre tranquillement, à l’ombre des sous-bois, et je me retrouve rapidement cerné par les gammes des oiseaux sifflotant gaiement et par le bruissement régulier de petits ruisseaux s’écoulant en contrebas. Tout va bien pour le moment, même si quelques coups d’œil à travers les arbres me montrent un pic toujours aussi loin…la progression est très lente, parfois agrémentée de quelques descentes, si bien qu’au bout de 5 kilomètres, je ne suis pas à plus de 300m d’altitude. La route est encore longue…et le plus dur commence. Le soleil a fait son apparition à mesure que les sous-bois disparaissaient, et que la pente s’accentuait. Les mollets chauffent, et à la sortie d’une patte d’oie surgit un premier mur…bref, mais suffisamment cassant et ardu pour me laisser présager le pire quant à la suite de l’aventure. La pente alterne brusques raidillons et longues montées pénibles jusqu’à atteindre la dernière ligne droite…Et quelle ligne droite !!!

Je suis à 500m d’altitude…il reste à peu près 2.5 kilomètres pour atteindre le sommet du mont. (qui je le rappelle est à 926m)…faîtes le calcul, ca fait froid dans le dos (mais chaud dans les mollets).  Une route barrée et marquée comme “impraticable” en raison de nids de poules, d’ornières, de gravillons formant ici et là d’épaisses couches sablonneuses dans lesquelles je dérape et fais du sur place. Sur un terrain plat, ca passe encore, mais quand cela survient sur une pente jouant entre 16 et 22%, là ca devient tout de suite plus délicat. Tous les 100m, après moult zigzags à 4km/h, je m’arrête, reprends mon souffle, grignote des fruits secs, reprends quelques forces qui disparaitront dès les coups de pédales suivants, mais rien n’y fait, je n’avance pas, les jambes sont dures, les bras douloureux, et passé le col du Mehatché, je prends la décision de m’arrêter, pourtant si près du but, bien que tellement loin. Le pire étant que les nuages bas m’empêchent même de voir ce fameux sommet. L’Artza ne se laisse pas dompter facilement, mais il y aura revanche, qu’il en soit sûr.

Mais pour l’heure, je profite de quelques précieux et salvateurs instants de repos au milieu de prairies et de pottoks sous le regard de quelques vautours fauve décrivant de larges cercles dans le ciel. Le panorama est superbe tout autour de moi, l’Espagne d’un côté, la France de l’autre, des sommets et de hautes collines verdoyantes tout autour, parfois occultés par les nuages. Quelques regrets avec ce ciel de nouveau voilé et bas, la vue ne s’étend pas aussi loin que par temps clair, mais peu importe, il est toujours aussi agréable de se retrouver dans de tels coins isolés, si près de la maison et pourtant si loin du monde des hommes pressés.

L’après-midi est entamée quand je me lance dans une descente effrénée…et bouclée si rapidement que je comprends encore mieux comment j’ai pu mettre autant de temps et puiser autant d’énergie pour arriver en haut. Avant de rejoindre de nouveau le Pas de Roland, et sa plage souvent bondée, je me pose au bord d’un ruisseau dans les sous-bois. La trempette des pieds est un passage obligé…et qu’est-ce que ca fait du bien !!!

Le retour est tout tranquille, par la même route que celle empruntée ce matin, la seule différence étant l’arrêt Orangina à l’habituel bistrot d’Ustaritz.

Il est 17h quand je rentre à la maison, pile poil pour voir la 2ème mi-temps d’Allemagne-Angleterre, il faut savoir garder le sens des priorités :p

(l’album photo)


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Projet d’un futur voyage

L’expérience danubienne s’étant avérée extraordinaire, bien qu’interrompue prématurément, je me tourne à présent vers un 4ème voyage. Je ne sais pas encore quand, mais j’ai quelques idées concernant le “où”.

Voici donc, de manière grossière et non définitive, quelques éléments de ce prochain périple.

Départ de Bayonne à vélo (pas question de reprendre l’avion, je tiens à revoir mon vélo en bonne forme) et traversée de notre beau pays via l’Auvergne et la Bourgogne jusqu’en Alsace et Strasbourg que je souhaite visiter depuis bien longtemps déjà. Passage en Allemagne à hauteur du Danube, histoire de lui faire un petit coucou, et “montée” vers la capitale berlinoise, soit en traversant le pays, soit par la République Tchèque. S’en suivrait alors une découverte de la Pologne, puis des Pays Baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie).
Petit plouf pour traverser le Golfe de Finlande jusqu’à Helsinki, et après quelques coups de pédales sur le sol finlandais, j’arriverais en Russie où je chercherais à gagner Moscou, via Saint-Petersbourg.
Moscou, terme du voyage ? Qui sait…La Biélorussie, l’Ukraine et cette fameuse Roumanie qui m’a échappé en octobre dernier pourraient bien être de la partie également. Trop tôt pour le dire, ne sachant pas quand je pourrais vivre une telle aventure, ni pendant combien de temps.

Le projet se dessine peu à peu dans ma petite tête, et prend une forme de plus en plus plaisante.

Je terminerais par un mot de mon fidèle compagnon :

JE VEUX REPARTIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIR !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Comment lui refuser cela…

2300 kilometres depuis le départ de Genève et toujourd cette si merveilleuse sensation mêlant découvertes et aventures dans de nouveaux pays, de nouvelles régions, de nouvelles langues et cultures, mais toujours en suivant ce fil conducteur qu’est le Danube.

Qu’elle est déjà loin la source de Donaueschingen, point de départ symbolique de ce grand fleuve. Entre temps, nous l’avons suivi dans les forets et collines d’Allemagne et d’Autriche, dans un tout petit bout de Slovaquie (dont la capitale) et dans une partie de la campagne magyar jusqu’à Budapest où nous sommes installés depuis vendredi, et où nous a rejoint Angélique, copine de Rémy et Belge de son état, hier aprèsmidi.

Ce voyage reste toujours aussi magique, mais comment pourrait il en etre autrement tant il est fabuleux de pouvoir découvrir l’Europe à la force des mollets.

La deuxième partie du voyage, assez courte celle là, se fera donc à 3, jusqu’à Baja au sud du pays.

Après une semaine passée à arpenter les cols jurassiens de l’ouest et les forêts du nord, nous arrivons presque au terme de l’aventure helvétique. Une première semaine riche en émotions de toute sorte, que ce soit devant la beauté des paysages du Jura, ses lacs, ses cols difficiles, ses forêts de conifères et ses troupeaux de vaches laitières. Ou bien devant ses décevantes routes du nord au milieu de décors industriels, heureusement embellis par des passages en pleine foret sur des pistes caillouteuses et étroites et par la découverte du Rhin et de certaines jolies villes le bordant (Basel, Schaffhausen). Devant également le changement complet entre la suisse française et allemande, autre langue (quel accent terrible ont les suisses francophones !!!), autre culture, autre climat…….

En effet, après la traversée jurassienne sous un soleil de plomb, on a droit à présent à une pluie quasi incessante depuis 3 jours. Espérons que les beaux jours reviennent histoire de clore en beauté le chapitre suisse en faisant le tour du lac de Constance.

Une chose est sûre, on se régale, les étapes sont longues et parfois difficiles (500km entre samedi et hier avec 2 étapes à plus de 100km…et ce n’était pas les moins vallonnées, d’où une journée de repos aujourd’hui) mais c’est vraiment un pur bonheur d’être ici.

Plus que quelques heures à attendre…

L’hésitation quant au moyen de me rendre à Genève n’est plus depuis plusieurs semaines. Un détour par la gare ayant fini de me convaincre d’investir dans un voyage ferroviaire plutôt qu’aérien. Billet en main, le départ sera donc demain vers 19h de Bayonne, pour une arrivée à Genève le lendemain en début de matinée.

J’ai encore un peu de mal à réaliser que dans moins de 2 jours, je foulerai le sol helvétique pour la première étape d’une aventure qui devrait durer dans les 2 mois.
2 mois de découvertes, d’imprévus, de rencontres, de joies et de galères.
2 mois d’une vie décalée, où la routine et le train-train quotidien ne seront plus que de simples souvenirs et où chaque journée sera un petit saut dans l’inconnu.

Comme prévu depuis quelques temps déjà, je pars avec Rémy, ami de longue date avec qui j’ai fait mes premiers tours de roues en Irlande et au Danemark. Nous traverserons la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche et la Slovaquie avant de rejoindre (et pour ma part de rencontrer enfin :p) Angélique en Hongrie où nous ferons chemin tous trois jusqu’au sud du pays magyar.
Ce sera alors l’heure de la séparation. Eux probablement vers la Serbie, moi vers la Roumanie pour une première aventure en solo qui m’amènera à traverser le pays jusqu’à sa côte orientale baignée par les eaux de la mer Noire.

Je tiens d’ailleurs à saluer à ce sujet Roger et Thierry, connus sur le forum du Routard, qui m’ont donné des infos pratiques (état des routes, sécurité, mœurs locales…) et prodigué de précieux conseils sur l’itinéraire à suivre pour profiter pleinement de ce pays.

Un très grand merci à tous ceux qui m’ont accompagné et encouragé durant la préparation de ce voyage.

Un coucou tout particulier à ma tanche. A chaque galère qui me tombera dessus, je penserai à toi ;)
Et un gros “merde” à JC pour son aventure islandaise. Je te souhaite d’en profiter au max et de nous ramener tout un tas de beaux souvenirs.

A bientôt :)

Bientôt le départ

Encore un mois avant de m’embarquer dans ce voyage tant attendu à travers l’Europe. Tout comme ma fidèle monture, je suis vraiment impatient à l’idée de retrouver le bitume et de sillonner les routes européennes à travers 6 pays (Suisse, Allemagne, Autriche, Slovaquie, Hongrie et Roumanie) sur environ 3000 kilomètres.


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Le départ se fera de Genève sur la rive sud du lac Léman. Mon choix pour rallier la cité helvète n’est pas encore défini…l’avion, rapide mais peu apprécié par le vélo qui garde bien souvent des meurtrissures d’un voyage mouvementé, ou bien le train (Lunea), plus long, mais avec un compartiment spécial pour transporter mon compagnon sans avoir besoin de le démonter, ni de m’inquiéter pour sa santé. Le voyage en train se faisant de nuit, je ne suis pas loin de pencher pour cette solution, d’autant plus que le coût est le même.

Arrivé à Genève, direction Bâle au nord-ouest du pays en longeant la frontière française au cœur du massif jurassien, avec ses quelques cols idéaux pour se préparer les mollets. Puis, en route vers le lac de Constance, immense étendue d’eau baignant la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche.

Il sera alors temps de quitter la Suisse pour l’Allemagne et de rejoindre la source (théorique) du Danube à Donaueschingen dans la Forêt Noire.
Cette région du Haut-Danube me conduira à travers la Bavière, ses lacs et ses gorges, jusqu’à la frontière autrichienne peu après Passau.

En Autriche, pays du Danube Bleu de Strauss, les eaux du fleuve me guideront jusqu’à la capitale viennoise, avant de découvrir quelques kilomètres plus loin la Slovaquie, puis très vite le pays magyar et Budapest, sa “Perle du Danube”.

Initialement, j’avais prévu de me laisser guider par le lit du fleuve sur toute sa longueur, jusqu’à ce que ses eaux rencontrent celles de la mer Noire, mais après avoir réalisé que mon passeport, indispensable pour la partie serbe, ne serait pas arrivé à temps, j’ai décidé de réviser le parcours en passant directement de Hongrie en Roumanie (aux alentours de Timişoara), laissant le fleuve s’écouler sans moi à travers la Serbie et la Croatie.

En Roumanie, petite hésitation quant au chemin me permettant de retrouver le Danube à son terminus à Tulcea, à quelques encablures de la frontière ukrainienne. Je pourrais plonger plein sud et retrouver le parcours initial le long de la frontière bulgare, ou bien traverser le pays en son cœur, des plateaux de Transylvanie aux sommets des Carpates, visitant la région d’un certain Vlad ayant sévi dans les lieux quelques siècles auparavant. Je pense que c’est cette solution qui sera privilégiée, d’autant que sans passeport, il me faudra quitter le pays sous un mois, sans quoi il faudra payer une prolongation de séjour.
Une fois Tulcea rejoint, il serait dommage de s’arrêter là sans profiter du cadre unique de la réserve ornithologique de Sulina, considérée comme le point 0 du Danube et classée, comme l’ensemble du delta, au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Il ne reste alors plus qu’à rallier Bucarest, pour une visite de la capitale roumaine, avant de conclure le voyage et de revenir en France…peut-être

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